Reconstruction du poste de santé et de la maternité de Bassar

 la vidéo du projet

Objectifs du projet

L’objectif principal de ce projet est de contribuer à l’amélioration du suivi des femmes enceintes, à une meilleure prise en charge de l’accouchement et à la réorganisation du poste de santé du village de Bassar, (3500 habitants) dans la delta du Sine Saloum au Sénégal  

Ainsi, l’action est planifiée autour de trois axes :

  • La mise en place d’une maternité, construction du bâtiment, mise en place du matériel
  • La reconstruction de la case de santé, adaptée au nouvel environnement ainsi créé pour dispenser des soins de qualité
  • Le renforcement des compétences des personnels de santé et des enseignants des villages ciblés (prévention et diagnostic des principales pathologies gynécologiques)

 

L’environnement géographique, social et économique du projet :

Les conditions de vie à Bassar sont précaires du fait :

  • de l’enclavement géographique du village. Bien que tous les villages possèdent des pirogues, ces pirogues sont la propriété des pêcheurs (outils de travail). Elles ne sont pas systématiquement motorisées, certains transports sanitaires pouvant s’effectuer à la rame avec, au final, des durées comprises entre 5 et 8 heures pour atteindre l’hôpital de référence (district) . Enfin, le coût de transport (carburant en cas de motorisation, dédommagement du propriétaire) reste élevé pour cette population pauvre ; celle-ci ne se rend donc à l’hôpital que dans les cas d’extrême d’urgence. La population reste ainsi isolée dans l’accès aux soins, isolement médical et paramédical, difficultés du référencement. Le seul médecin de référence est le médecin chef du district travaillant à l’hôpital de Foundiougne. La plupart des villages dispose d’une case de santé avec un agent de santé et une matrone. Du fait de l’absence de spécialistes médicaux, le lien entre les cases de santé et la structure hospitalière de référence est faible (absence d’aide à la consultation, au diagnostic et au traitement). Les agents de santé sont souvent laissés à eux-mêmes leur permettant de prendre en charge ou, pour le moins, de diagnostiquer certaines pathologies courantes. Cette situation a de réelles conséquences sur la qualité du soin donné aux populations, les poussant ainsi à faire le choix de médecines parallèles ou d’auto-médicalisation dont les effets peuvent être néfastes.
  • du manque d’hygiène collective dû à la faiblesse des infrastructures d’assainissement (peu de latrines familiales, absence de gestion des déchets).
  • de la faiblesse des ressources économiques. La pêche est la principale ressource des populations, l’agriculture étant très difficile en raison de la salinisation croissante des terres. De ce fait, les populations sont pauvres et les ressources sont tournées vers les besoins vitaux notamment alimentaires. L’alimentation est essentiellement glucidique, responsable de morbidité (carie dentaire, diabète, constipation opiniâtre). La prise en charge de sa santé par la population reste financièrement difficile.
  • d’un réel problème d’accès à une eau potable. La plupart des villages disposent d’un forage, mais l’eau consommée par les populations présente une salinité importante responsable d’une morbidité cardiovasculaire (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque…), et n’est pas toujours bactériologiquement propre, responsable alors d’une morbidité infectieuse (dernière épidémie de choléra en 2005), parasitaire et dermatologique.
  • du paludisme qui sévit à l’état endémique, avec des phases de recrudescence hivernale (mai à octobre). La zone a été classée en zone 3 de résistance, expliquant la fréquence de cas de paludismes sévères
Les actions à mener : la construction de la maternité et la reconstruction du poste de santé

En effet, ce sont plus de 80 accouchements annuels qui ont lieu à Bassar avec pour seuls moyens humains Seynabou, la matrone, et El Hadj Sarr l’infirmier chef de poste

Les locaux existants, trop exigus, ne permettent pas aux femmes d’accoucher dans de bonnes conditions d’hygiène et d’intimité

La salle d’accouchement se situe juste à coté des consultations dites de médecine générale

Les femmes et les nouveaux-nés sont ensuite transférés en salle d’observation : la même que celle des patients hospitalisés. Ainsi hommes, femmes et enfants, chacun souffrant de pathologies différentes, sont regroupés dans une pièce commune

L’objectif est de raser l’ancien bâtiment de la maternité, aujourd’hui désaffecté, afin de réutiliser l’espace disponible et d’y construire une maternité à l’écart des consultations où les femmes et nouveaux nés pourraient être isolés.

Toutes les constructions effectuées par Voiles Sans Frontières s’inscrivent dans une volonté de développement mais aussi de respect de l’environnement. Le nouveau poste serait donc construit par des artisans locaux en utilisant des matériaux disponibles localement afin de réduire l’empreinte énergétique du nouveau bâtiment mais aussi avec le souci de préserver le savoir faire local bien adapté aux contraintes du milieu et de favoriser le développement économique local.

Budget : 16 794 060 FCFA soit 25 837 € TTC